JADH

23 Juin, 2010 JADH, Publications

JADH 27 – mai/juin 2010
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JADH 27 – mai/juin 2010

Sommaire

 

Vie associative

 

National

  • Réflexion : le métier de directeur d’hôpital aujourd’hui et demain
  • Rendez-vous : Hôpital Plus a 25 ans
  • Reportage : le stand ADH, “the place to be” à Hôpital Expo !
  • Régions

 

DOSSIER – Compte-rendu des Journées ADH Santé, économie, hôpital : l’équation impossible ?

  • Session 1 – Économie et financement de la santé : une révolution ou une réforme ? Bérénice Chalot, Évangéline Personeni
  • Session 2 – Le financement des établissements Jean-Rémi Richard, Olivier Navasa
  • Session 3 – Les missions de service public Fabrice Dion, Frantz Sabine

 

Vie hospitalière

  • Interview – Manager à l’hôpital et…ailleurs Olivier Bossard
  • Un peu d’histoire – La pratique du don aux hôpitaux au cours de la première partie du XIXe siècle – Les Hospices civils de Lyon Jérôme Rollin
  • Analyse – La responsabilité pour faute en matière hospitalière à l’épreuve de l’acharnement thérapeutique : le jugement du 2 juin 2009 du tribunal administratif de Nîmes Olivier Bossard

 

Vie de l’école

  • Revue de presse : formation diplômante de l’EHESP

 

Editorial

 

Le paradigme des équilibres

 

Les XVIIIes Journées nationales de l’ADH ont exploré plusieurs points essentiels dans le champ du financement de la santé, de ses établissements et des missions de service public. Dans le contexte très actuel de la focale placée sur le déficit des comptes publics, dans le concert des analyses nationales ou européennes, nous témoignons que la question des équilibres financiers est évidemment centrale dans les préoccupations des dirigeants hospitaliers. Notre association souligne ce souci constamment assumé par tous les collègues. Tous, nous soulignons que la santé est créatrice de richesses, mais nous admettons que l’investissement dans ce domaine n’implique pas une augmentation corrélative des dépenses hospitalières classiques puisque la santé d’une population est très largement fonction des déterminants environnementaux et comportementaux. Nous sommes conscients qu’un équilibre peut ou doit être revendiqué par tout citoyen «responsable» entre les politiques investissant, favorisant ou soutenant l’un ou l’autre de ces différents déterminants. Equilibre où la substance hospitalière doit chercher sa juste place. Sur le plan de la performance de gestion médico- économique des établissements de santé publics, le débat mériterait le bénéfice du subtil équilibre entre théorisation et pratiques. Notre Cour des comptes, observant depuis quelques mois les vertus analytiques de la T2A, officialise la délivrance d’observations « définitives » à propos des « niches de performance », des « taux d’occupation des blocs opératoires inférieurs aux objectifs du ministère », des « grands écarts » observés, d’un établissement à l’autre, dans la situation des effectifs ou des durées de séjour entre services apparemment comparables… Les acteurs hospitaliers ont pu témoigner, cependant, du véritable souci d’évolution de leurs organisations de gestion dans un contexte national ayant  installé son impact restrictif avec une relative soudaineté. Un juste équilibre est souhaité par ces acteurs dans le regard porté sur cette évolution. L’entité hospitalière est complexe et ne se plie pas si facilement au réflexe de la modélisation. Après des décennies ayant intronisé la performance technique, dans un univers culturel ayant naturellement placé la qualité avant l’efficience, un rééquilibrage des enjeux doit être stratégiquement proposé aux équipes médicales et soignantes pour les accompagner sur la voie de la performance économique. Souhaitons que cet équilibre puisse bénéficier aux effectifs de nos cellules de gestion, alors que très peu de personnes n’avaient voulu considérer jusqu’à présent leur développement comme prioritaire. Enfin, alors que la compétence des directions d’hôpital est au moins pour partie liée à leur formation initiale, nous avons dû nous interroger, il y a quelques semaines, sur la place donnée, au sein de cette formation, à d’autres équilibres fondamentaux. Dans le creuset constitué par notre École, les nécessités de la gestion économique ont toujours su coexister avec la dimension donnée aux missions sociales et aux impératifs du service public hospitalier. La pérennité de cet équilibre devrait être à l’ordre du jour de nos Journées nationales 2011 ; nous y donnerons la parole aux grandes écoles de service public, françaises ou étrangères.

Yves MAMIE
Vice-président